A la fin de chaque course, la victoire d’un valeureux compétiteur est saluée par un drapeau à damier. Si celui-ci est connu de tous, son origine est pourtant bien obscure.


Bleu pour le dépassement, jaune pour signaler un danger … Nombreux sont les drapeaux à connaître quand on s’intéresse au sport automobile. Moyen efficace pour communiquer avec les pilotes à l’époque où les radios embarquées n’existaient pas encore, ils sont restés dans les us et coutumes de la course automobile.

Parmi eux, le drapeau à damier. Symbole qui a su s’imposer dans le monde entier, son origine reste pourtant floue. Voici quelques théories expliquant son apparition.

Premières images

Glidden Tour 1906

Les premières images de course où un drapeau à damier est utilisé remontent à 1906. Tout d’abord lors du Glidden Tour, une course d’endurance autour de New York. Pour s’assurer que chaque participant respecte bien les règles, les organisateurs installent des points d’arrêts obligatoires tous les quarante kilomètres. Ceux-ci sont signalés par de grands drapeaux à damiers.

Vanderbilt Cup de 1906

Quelques mois plus tard, on retrouve un drapeau à damier lors de la coupe Vanderbilt. Sur la ligne d’arrivée, Fred Wagner accueille le vainqueur Louis Wagner en agitant le fameux drapeau.

Si ces deux courses sont les premières preuves visuelles de l’utilisation du drapeau à damier, rien n’explique le choix de ce dessin, ni de quand date sa première utilisation. Il faut continuer à creuser.

Têtes en l’air

Angleterre du début XXème siècle ou premières éditions des 24 Heures du Mans, chacun sa version pour cette histoire. Selon la légende, le commissaire de piste, chargé d’annoncer la fin de la course, jouait aux échecs avec un ami sur le bord du circuit. Surpris par l’arrivée du vainqueur, il aurait alors agité son échiquier pour marquer la fin de la course.

Si cette histoire fait sourire, peu de personne la juge crédible. Les plus pragmatiques invoquent des raisons de visibilités.

Y voir plus clair

Au début de l’automobile, pas de routes en asphalte, les courses se font sur des chemins en terre. La poussière soulevée réduit la visibilité, d’où la naissance d’un drapeau à deux couleurs opposées, le contraste permettant de bien le repérer. Pour ne pas le confondre avec les drapeaux nationaux souvent agités par les spectateurs au bord des pistes, le noir et le blanc auraient été choisis.

Mais pour certains, les premiers damiers étaient rouges…

Pique-nique

Pour cette explication, direction le Far West. Depuis longtemps, des courses de chevaux s’y déroulent. C’est tout naturellement que l’automobile suit le mouvement. Très souvent après ces courses, des déjeuners sont organisés et servis sur des nappes à carreaux. Celles-ci sont agitées quand le repas est prêt, signifiant aux compétiteurs que la course doit vite se terminer.

De la plus pragmatique à la plus saugrenue, chacun a sa théorie concernant l'apparition du drapeau à damier. Si son origine ne sera probablement jamais déterminée, nuls doutes que ce drapeau a encore de longs jours devant lui.