Les Sim racers l'attendaient, c'est désormais une réalité : la simulation automobile est reconnue comme un sport mécanique à part entière... en Allemagne.


person holding Sony PS3 controller in front of flat screen monitor
Photo by John Sting / Unsplash

Que celui qui n'a jamais joué, au moins une fois dans sa vie, à un jeu vidéo de simulation automobile, me jette la première pierre ! Les chiffres du marché du Sim racing (simulation automobile) explosent. En mai dernier, la franchise Gran Turismo Sport avait selon Gamekult dépassé la barre des 80 millions d'exemplaires vendus. Fort de ce constat, la Deutsche Motor Sport Bund, organisme allemand faisant autorité dans le domaine des sports mécaniques, a annoncé : "La reconnaissance officielle de la simulation automobile comme un véritable sport mécanique".

Ainsi, la DMSB vient renforcer la légitimité de la simulation auto, en admettant qu'il y avait peu de différences entre le sport virtuel et le réel. Pour Kévin Leaune, Team Manager du Team Oscaro eSports :  

"C'est une formidable avancée pour notre discipline mais le chemin à parcourir reste très long. A la fin de la semaine aura lieu la Paris Games Week, je suis sûr que ce sera un sujet de conversation."

Avec cette nouvelle, la devise du Team représenté par le Français prend désormais tout son sens "We are not players, we are drivers".* Depuis plus d'un an, le Team Oscaro eSports le revendique : les pilotes de Sim racing sont de véritables athlètes. D'un coté il y a l'entrainement (au minimum six heures par jour), de l'autre la partie mentale. A l'image des grandes compétitions de sport "réel",  les finales de sport "virtuel", ont lieu dans des arènes remplies et sont retransmises, en direct, dans le monde entier.

L'évolution du Sim Racing

Objectif JO ?

L'officialisation de la simulation de sport automobile comme sport mécanique en Allemagne est un premier pas pour cette discipline qui pourrait devenir olympique dans les années à venir. En effet, le eSport, et particulièrement les jeux non violents, devraient rapidement, de part l’intérêt que cela suscite auprès d'une cible qui devient de plus en plus populaire et grand public, intéresser les instances du Comité international Olympique (CIO).

Par ailleurs, de nombreuses initiatives existent déjà, comme par exemple lors la eROC (eRace of Champions). En 2018, elle a, pour la première fois, permis aux meilleurs Sim racers de la planète de se mesurer a des pilotes de renommée mondiale, comme David Coulthard ou encore Peter Solberg. Espérons que les grandes fédérations nationales suivront l’exemple allemand. Affaire à suivre...

*" Nous ne sommes pas des joueurs, nous sommes des pilotes."

RACE OF CHAMPIONS 2018